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par Bernard Chabbert
Il est un mot qui apparaît de plus en plus souvent dans les déroulants des news télévisées, et qui ainsi se fond dans la culture de notre temps : ce mot, c’est drone.
Les journalistes se sont appropriés le terme, sans toujours approfondir dans le détail ce qu’il recouvre. Mais désormais, si les drones sont, à part entière, perçus par le public comme des avions un peu bizarres, c’est en réalité une étonnante aventure que la leur, une aventure qui remonte à la seconde guerre mondiale lorsque furent posées les grandes lignes de cette nouvelle discipline aéronautique. Au fond, pour résumer, un drone c’est une machine volante dont le pilote ne se trouve pas à bord. Et l’histoire, avec cette affaire de drones, a de nouveau bégayé : comme dans beaucoup de disciplines techniques, l’aventure a débuté chez les militaires. Aujourd’hui, les drones dont on parle à la télé sont des engins de combat, dont le récit des opérations est quelque peu surréaliste lorsqu’il implique des opérateurs assis devant leurs écrans au fond d’une base perdue dans les plaines américaines, canette de Coca et hamburger posés près du clavier à travers lequel ces jeunes officiers imbibés de culture Mac et PC pilotent un avion gris, furtif et silencieux, en mission de reconnaissance ou de bombardement à une demi-planète de distance. Et le soir, sur les déroulants des téléviseurs, on lira qu’un véhicule taliban a été détruit avec ses occupants…
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